La formation des salariés, une opportunité pour votre entreprise

Quelles que soient la forme et la durée de son contrat de travail, votre salarié peut se former en tout ou partie pendant son temps de travail.

 

QUELS AVANTAGES POUR VOTRE ENTREPRISE ?

  • ->Développer les compétences de vos collaborateurs
  • ->Préparer les salariés aux changements auxquels l’entreprise doit faire face (compétitivité de votre entreprise)
  • ->Garantir l’évolution professionnelle de vos salariés
  • ->Fidéliser vos salariés (stimulé la motivation)
  • ->Optimiser le financement de votre OPCA

Mais comment s’y retrouver dans les dispositifs de formation existants ?

Vous pouvez soit organiser vous-même la formation de vos salariés, soit faire appel à un prestataire extérieur de formation. Vous pouvez également former un jeune via un contrat d’alternance. L’avantage de la formation en alternance est de former un futur collaborateur à un métier et le faire adhérer à la culture de son entreprise.

Pour plus d’information, >> #2 Focus sur l’alternance : comprendre le dispositif  <<

Comment mettre en place la formation de mes salariés ?

Il existe plusieurs dispositifs de formation (soit à votre initiative, soit à l’initiative de vos salariés)

Plan de de développement des compétences (initiative de l’entreprise)

Pourquoi ?

Pour vous assurer de l’adaptation de vos salariés à leur poste de travail et veiller au maintien de leurs capacités à occuper leur emploi, au regard notamment des évolutions technologiques. Pour cela, vous devez leur proposer des formations prévues dans le cadre de votre plan de formation.

Le plan de formation présenté par l’employeur distingue 2 types d’actions de formation :

– les actions d’adaptation au poste de travail ou liées à l’évolution ou maintien dans l’emploi,

– et les actions de développement des compétences.

À cet effet, l’entretien professionnel est un acte de management fort, le moment privilégié pour échanger sur les perspectives professionnelles au sein de l’entreprise de chacun de vos salariés, notamment en termes de qualifications et d’emploi et d’envisager, le cas échéant, une ou plusieurs formation(s). Il est également l’occasion de vérifier l’adéquation des compétences des salariés avec les besoins de l’entreprise et de recueillir les éléments d’information vous permettant d’asseoir votre plan de formation.

Un salarié peut également prendre l’initiative de son projet d’évolution professionnelle et recourir aux services externes à l’entreprise du conseil en évolution professionnelle afin de procéder à sa formalisation. Lorsque son projet rejoint la stratégie de l’entreprise et que votre salarié vous en informe, vous pouvez décider d’y participer et de l’abonder.

Pour qui ?

Vous êtes libre de choisir les salariés que vous voulez faire bénéficier d’une formation. Le choix des bénéficiaires ne doit toutefois pas présenter de caractère discriminatoire à l’égard d’un salarié.

Comment ?

Le plan de formation de l’entreprise est un document qui rassemble l’ensemble des actions de formation retenues par l’employeur pour ses salariés. La loi n’oblige pas l’employeur à mettre en place un plan de formation, mais il y est fortement incité.

Modèle de Plan de Formation de développement des compétences

Dans tous les cas, les actions financées au titre de la formation doivent :

-entrer dans les différentes catégories d’actions de formation listées à l’article L. 6313-1 du code Code du travail ;

– satisfaire les critères qui permettent de définir une action de formation : objectifs généraux de la formation, typologie des actions, conditions de leur réalisation avec les éléments de type « public concerné », « durée de la formation » et « connaissances transmises »

Bon à savoir : les formations peuvent être suivies en interne dans l’entreprise ou en externe par un organisme de formation.

Si vous souhaitez être accompagné sur ce point, n’hésitez pas à contacter un de nos facilitateurs de l’alternance.

Le dispositif de Reconversion ou de promotion Pro-A

« Pro-A » vise à faciliter l’évolution ou la réorientation professionnelle, via une formation en alternance visant une qualification reconnue pour les salariés en CDI ou CUI. Organisée en alternance entre formation théorique en centre de formation et activités professionnelles en entreprise, l’action de formation fait l’objet d’un avenant au contrat de travail du salarié bénéficiaire, déposé auprès de l’OPCO qui a en charge de valider les modalités financières du dossier.

Mis en œuvre à l’initiative du salarié ou de l’entreprise, le dispositif « Pro-A » peut être mobilisé dans une optique d’évolution, réorientation professionnelle ou de co-construction de projets qualifiants entre salariés et employeurs.

Vous trouverez davantage d’informations sur le site du ministère du travail.

Mobilisation du compte personnel de formation (CPF) (dispositif à l’initiative du salarié)

LE CPF, c’est quoi ?

Le Compte Personnel de Formation a remplacé le Droit Individuel à la Formation le 1er janvier 2015. Le CPF est attaché à chaque personne jusqu’à sa retraite. Il peut être utilisé tout au long de son parcours professionnel (en emploi ou non). Il vise à accroître son niveau de qualification et à progresser professionnellement. Il peut être utilisé avec l’accord des deux parties si les besoins de formation partagés avec l’employeur sur toute ou partie du temps de travail. Il est utilisable pour un projet personnel, en dehors des heures de travail.

Les actions éligibles au titre du CPF sont affichées sur le site : http://moncompteactivite.gouv.fr

Comment s’alimente-t-il ?

Depuis le 1er janvier 2019, il est alimenté en euros et non plus en heures. Le CPF fait partie du Compte Personnel d’Activité (CPA). Les heures inscrites sur le compte personnel de formation et les heures acquises au titre du droit individuel à la formation au 31 décembre 2018 sont converties en euros à raison de 15 euros par heure.

Pour un salarié à temps plein, ou à temps partiel, l’alimentation du compte se fait à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €. Pour un salarié non qualifié, l’alimentation du compte se fait à hauteur de 800€ par année de travail, dans la limite d’un plafond de 8000€, pour un salarié à temps plein qui n’a pas atteint un niveau de qualification sanctionné par :

  • Un diplôme de CAP/BEP
  • Ou un titre professionnel enregistré et classé au niveau 5 du RNCP
  • Ou une certification reconnue par une convention collective nationale de branche

Si le coût de la formation est supérieur aux droits inscrits sur le CPF, le compte peut fait l’objet d’abondement en droits complémentaires. Cela se fait par le titulaire du compte qui peut assurer lui-même ce financement. Cet abondement complémentaire peut également être financé par l’employeur, l’organisme chargé de la gestion du compte professionnel de prévention, Pôle emploi, l’UNEDIC ou collectivités territoriales.

Comment je créé mon compte ?

  • Créez votre compte personnel de formation sur https://www.moncompteactivite.gouv.fr/cpa-prive/html/#/connexion  (pensez à vous munir de votre numéro de Sécurité sociale et d’une adresse électronique valide) ;
  • Renseignez le solde d’heures DIF dont vous disposez (possible jusqu’au 31 décembre 2020). Ils sont généralement sur le bulletin de paie de décembre 2014;
  • Entrez le code NAF/APE de votre entreprise pour connaître le nom de l’OPCO dont vous dépendez (cette information figure sur vos fiches de paie) ;
  • Choisissez une formation éligible et contactez l’organisme de formation pour valider ensemble le programme ou contactez un centre d’accompagnement à la VAE pour obtenir un diplôme par la VAE ;
  • Obtenez les devis pour cette formation par l’organisme qui vous indique si elle relève de votre CPF ou du plan de développement des compétences de votre entreprise
  • Transmettez ce devis à votre OPCO dans le cas d’une formation hors temps de travail ou à votre entreprise si la formation bénéficie aux deux parties.

Modalités de demande ?

La mobilisation du CPF relève de la seule initiative du salarié. L’employeur ne peut donc pas imposer à son salarié d’utiliser son CPF pour financer une formation. Il faut l’accord du salarié et son refus d’utiliser le CPF ne constitue pas une faute.

Si le salarié souhaite participer à une formation se déroulant pendant son temps de travail, il doit s’adresser à son employeur et lui demander son autorisation au moins :

– 60 jours avant le début de la formation si celle-ci a une durée inférieure à 6 mois,

– ou 120 jours avant le début de la formation si celle-ci a une durée supérieure à 6 mois.

L’employeur dispose de 30 jours calendaires pour notifier sa réponse au salarié. L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation de la demande de formation.

Conseil en évolution professionelle (CEP) (initiative du salarié)

C’est quoi ?

Le conseil en évolution professionnelle (CEP) est un dispositif d’accompagnement gratuit et personnalisé proposé à toute personne souhaitant faire le point sur sa situation professionnelle et, s’il y a lieu, établir un projet d’évolution professionnelle (reconversion, reprise ou création d’activité…). Il est assuré par des conseillers d’organismes habilités.

Le CEP comporte les prestations suivantes :

  • Un entretien individuel pour analyser sa situation professionnelle,
  • Un conseil visant à définir son projet professionnel,
  • Et un accompagnement dans la mise en œuvre de ce projet.

À l’issue de l’entretien, un document de synthèse est remis au bénéficiaire récapitulant son projet d’évolution professionnelle et la stratégie envisagée pour sa mise en œuvre (par exemple, une formation éligible au compte personnel de formation – CPF). Le CEP a vocation notamment à renseigner le demandeur sur les possibilités de financement quant à son projet professionnel.

Qui pour m’accompagner ?

Le CEP est assuré par des conseillers relevant de 5 organismes habilités :

  • Pôle emploi
  • Association pour l’emploi des cadres (Apec)
  • Mission locale
  • Fongecif
  • CAP emploi (pour les personnes en situation de handicap).

Modalités

La prestation du CEP est gratuite et doit être réalisée sur le temps libre du demandeur (sauf disposition ou accord plus favorable applicable à l’entreprise).

Selon votre situation, vous devez vous adresser à l’un des organismes CEP habilité.

Un salarié peut, de sa propre initiative et sans demander l’accord à son employeur, bénéficier d’un CEP en prenant rendez-vous de préférence avec un conseiller de l’Apec s’il est cadre, ou d’un Opacif dans les autres cas.

CPF de Transition Professionnelle (Ancien CIF)

C’est quoi ?

Le projet de transition professionnelle est une modalité particulière de mobilisation du Compte Personnel de Formation (CPF) permettant aux salariés souhaitant changer de métier ou de profession de financer des formations certifiantes en lien avec leur projet. Le projet de transition professionnelle peut être utilisé pour financer des formations certifiantes, éligibles au CPF, destinées à permettre au salarié de changer de métier ou de profession.

Pour qui ?

Pour bénéficier d’un projet de transition professionnelle, le salarié doit justifier d’une ancienneté d’au moins vingt-quatre mois, consécutifs ou non, dont douze mois dans l’entreprise, quelle qu’ait été la nature des contrats de travail successifs. L’ancienneté s’apprécie à la date de départ en formation du salarié.

Par dérogation, des modalités particulières d’ancienneté sont prévues pour les salariés souhaitant réaliser leur projet de transition à l’issue de leur CDD (conditions similaires à l’ancien congé individuel de formation).

La condition d’ancienneté n’est pas exigée pour :

Quelles démarches ? 

  • Lorsque la formation souhaitée comporte une interruption continue de travail de plus de 6 mois  : le salarié doit adresser une demande écrite à l’employeur au plus tard 120 jours avant le début de l’action de formation.
  • Lorsque la formation souhaitée comporte une interruption continue de travail de moins de 6 mois, ou que celle-ci se déroule à temps partiel, le salarié doit adresser une demande écrite à l’employeur au plus tard 60 jours avant le début de l’action de formation.

L’employeur doit répondre au salarié dans les 30 jours suivant la réception de la demande de congé.
En l’absence de réponse de l’employeur dans le délais imparti, l’autorisation de congé est acquise de plein droit.

En 2020, Le Projet de Transition Professionnelle sera géré par des Comités Paritaires Interprofessionnels Régionaux qui se substitueront aux FONGECIF.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site du Ministère du Travail.

Validation des acquis de l’expérience (VAE)

C’est quoi ?

Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. La VAE permet d’obtenir :

  • – Un diplôme ou titre professionnel national délivré par l’État ;
  • – Un diplôme délivré par un établissement d’enseignement supérieur ;
  • – Un titre délivré par un organisme de formation ou une chambre consulaire ;
  • – Un certificat de qualification professionnelle créé par la Commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) d’une branche professionnelle.

La prise en charge des dépenses liées à une démarche de VAE est soumise à la vérification de l’inscription de la certification visée au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) et à la recevabilité de la demande du candidat par l’organisme certificateur.

Quelles démarches ?

Pour monter un dossier de VAE, il convient de respecter certaines étapes :

  • Vérifier la recevabilité du dossier auprès d’un centre de conseils sur la VAE*
  • Renseigner en ligne le formulaire N°12818*02 à l’aide de sa notice
  • Envoyer le dossier à l’autorité ou à l’organisme responsable de la certification

L’accompagnement débute suite à l’avis favorable de l’autorité ou l’organisme. L’accompagnement comprend un module de base composé d’une aide méthodologique à la description des activités et de l’expérience du candidat correspondant aux exigences du référentiel de la certification visée, à la formalisation de son dossier de validation, à la préparation de l’entretien avec le jury et le cas échéant à la mise en situation professionnelle.

Une fois la recevabilité acquise, le candidat doit constituer son dossier de validation et y décrire précisément son expérience, ses compétences mobilisées et le contexte dans lequel les activités ont été exercées. Le candidat s’entretien avec le jury qui par la suite se prononce sur la validité totale, partielle ou sur un refus de validation du dossier.

Si vous êtes salarié, vous pouvez solliciter l’aide de votre employeur si vous le souhaitez. Il n’est pas obligatoire d’avertir votre employeur de la démarche.

Qui contacter ?

  • Tout public : Centre de conseils sur la VAE ou opérateurs de conseils en évolution professionnelle. Liste accessible sur http://www.gref-bretagne.com/VAE/Vos-contacts-VAE-en-Bretagne
  • Employeur : service des ressources humaines (DRH) de l’entreprise, s’il existe, sinon se renseigner auprès de l’OPCO ;
  • Demandeur d’emploi : Pôle emploi

*Pour davantage de renseignements, rendez-vous sur le portail officiel de la VAE : http://www.vae.gouv.fr/

Le Bilan de Compétences

Le bilan de compétences permet d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations en appui d’un projet d’évolution professionnelle et, le cas échéant, de formation. Il permet :

  • – D’analyser ses compétences personnelles et professionnelles, ses aptitudes et ses motivations
  • – De définir son projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation
  • – D’utiliser ses atouts comme un instrument de négociation pour un emploi, une formation ou une évolution de carrière.

 

Salariés comme demandeurs d’emploi peuvent y accéder. Le salarié peut se voir proposer un bilan de compétences par son employeur à l’occasion de l’entretien professionnel. Le consentement du salarié est obligatoire. Ce dernier peut le réaliser de lui-même en mobilisant son CPF.

Le bilan de compétences est obligatoirement réalisé par un prestataire extérieur à l’entreprise, qui ne peut organiser en interne le bilan pour ses salariés. Il convient de se renseigner auprès des OPCO et OPACIF pour mettre en œuvre un bilan de compétences. Le portail du CPF permet d’identifier ces organismes : https://www.moncompteactivite.gouv.fr/cpa-public/ma-formation/rechercher-ma-formation/bilan-de-competences

 

Back to top